Rachat de crédit en CDD ou intérim : c’est possible ?
Être en CDD ou en intérim ne signifie pas être exclu du système bancaire. Pourtant, quand il s’agit de rachat de crédit, les salariés en contrat précaire se heurtent souvent à des refus. En France, une part importante de la population active est en CDD et de nombreuses personnes travaillent en intérim. Beaucoup d’entre elles ont des crédits en cours et pourraient bénéficier d’un regroupement.
Chez Kreid, courtier spécialisé en rachat de crédit, nous savons que le rachat de crédit en CDD ou intérim est possible, à condition de bien préparer son dossier et de s’adresser aux bons établissements. Notre équipe, forte d’une longue expérience, vous explique comment maximiser vos chances.
Pourquoi les banques sont-elles réticentes face aux CDD et intérimaires ?
Pour comprendre comment contourner les obstacles, il faut d’abord comprendre la logique des prêteurs. Les organismes de crédit évaluent le risque de non-remboursement selon plusieurs critères, et la stabilité des revenus est l’un des plus importants.
Les raisons principales du refus :
- Risque de rupture de revenus : Un CDD a une date de fin prévue. L’organisme prêteur n’a aucune garantie que l’emprunteur aura encore des revenus à cette date. Pour un rachat de crédit sur 7 à 15 ans, c’est un facteur d’inquiétude majeur.
- Irrégularité des revenus : Les intérimaires alternent souvent périodes travaillées et périodes d’inactivité. Un mois à 2 200 euros suivi d’un mois à 800 euros rend le calcul du taux d’endettement plus complexe.
- Absence de préavis de licenciement : Contrairement au CDI, la fin d’un CDD n’ouvre pas droit à un préavis rémunéré (sauf rupture anticipée). Le prêteur ne peut pas compter sur un « filet de sécurité » salarial.
- Scoring bancaire défavorable : Les algorithmes de notation des banques attribuent automatiquement un score inférieur aux contrats non-CDI, ce qui peut entraîner un rejet automatisé avant même qu’un conseiller n’examine le dossier.
Les chiffres : Selon les données du secteur, le taux d’acceptation d’un rachat de crédit pour un emprunteur en CDI est sensiblement plus élevé que pour un emprunteur en CDD ou en intérim. Ces taux remontent significativement avec l’aide d’un courtier spécialisé.
Les conditions pour obtenir un rachat de crédit en CDD

1. Justifier d’une ancienneté dans l’emploi ou le secteur
Les organismes regardent au-delà du contrat actuel. Un emprunteur en CDD depuis plusieurs années dans le même secteur, avec des renouvellements réguliers, présente un profil bien plus solide qu’un CDD isolé de quelques mois.
- CDD renouvelé au moins 2 fois chez le même employeur : très bien perçu.
- Enchaînement de CDD dans le même secteur (santé, restauration, BTP) depuis 2 ans : acceptable pour de nombreux organismes.
- Intérimaire avec un minimum de 18 mois d’activité continue : profil exploitable.
2. Présenter des revenus réguliers et suffisants
Les organismes calculent généralement la moyenne des revenus sur les 12 à 24 derniers mois pour les profils en CDD/intérim. Plus cette moyenne est stable et élevée, mieux c’est.
- Revenus moyens sur 24 mois supérieurs à 1 500 euros nets : seuil minimal pour la plupart des organismes.
- Peu ou pas de mois à zéro revenu sur les 2 dernières années.
- Complément France Travail pris en compte par certains organismes si l’activité est régulière.
3. Avoir un taux d’endettement maîtrisé
Paradoxalement, c’est souvent parce que leur endettement est trop élevé que les CDD/intérimaires ont besoin d’un rachat. L’objectif est de montrer que le rachat va justement améliorer la situation.
- Taux d’endettement actuel : jusqu’à 45-50 % (c’est la raison du rachat).
- Taux d’endettement après rachat : visé en dessous de 33 % (critère d’acceptation).
- Reste à vivre après rachat : au moins 700 euros pour une personne seule, 1 000 euros pour un couple.
4. Ne pas avoir d’incidents bancaires
Pour un profil déjà considéré comme « à risque », le moindre incident de paiement peut être rédhibitoire.
- Pas de rejet de prélèvement sur les 6 derniers mois.
- Pas d’inscription au FICP ou au FCC.
- Pas de découvert chronique dépassé (un découvert ponctuel est toléré).
En savoir plus sur le rachat de crédit FICP
Les organismes qui acceptent les CDD et intérimaires
Tous les établissements ne traitent pas les CDD de la même manière. Voici les grandes catégories :
Les banques traditionnelles : Généralement les plus strictes. Elles exigent presque systématiquement un CDI pour un rachat de crédit. Quelques exceptions existent pour les CDD de la fonction publique (considérés comme quasi-CDI) ou les CDD avec promesse d’embauche.
Les organismes spécialisés en rachat de crédit : Plus souples, ils ont l’habitude des profils atypiques. Certains acteurs spécialisés étudient les dossiers au cas par cas et acceptent les CDD sous conditions.
Les organismes de crédit hypothécaire : Si vous êtes propriétaire, le jeu change complètement. La garantie hypothécaire sur votre bien immobilier réduit considérablement le risque pour le prêteur. Dans ce cas, même un intérimaire peut obtenir un rachat de crédit, car le bien constitue une sécurité. En savoir plus sur le rachat de crédit propriétaire
Le rôle déterminant du courtier : Un courtier spécialisé connaît les critères spécifiques de chaque organisme. Chez Kreid, nous savons quel partenaire accepte les CDD de plus de 12 mois, lequel valorise l’ancienneté dans le secteur, et lequel prend en compte les revenus France Travail. Cette connaissance du marché fait toute la différence entre un refus et une acceptation.
Cas concret : un intérimaire dans le Nord
Profil :
- 35 ans, célibataire, locataire.
- Intérimaire dans le BTP depuis 4 ans via la même agence d’intérim.
- Revenus moyens sur 24 mois : 1 950 euros nets/mois (entre 1 600 et 2 400 selon les missions).
- Crédits en cours : crédit auto (180 euros/mois, restant 4 800 euros), crédit travaux (150 euros/mois, restant 3 200 euros), revolving (120 euros/mois, solde 2 500 euros).
- Total mensualités : 450 euros. Taux d’endettement : 23 %.
Le problème : Cet emprunteur n’est pas surendetté, mais les taux de ses crédits sont élevés (revolving à 19 %, crédit conso à 7,5 %). Il souhaite réduire le coût global et simplifier sa gestion.
Les refus : Sa banque refuse le rachat (pas de CDI). Un organisme en ligne refuse également (scoring automatique défavorable).
La solution Kreid : Nous avons orienté le dossier vers un organisme spécialisé qui accepte les intérimaires avec plus de 2 ans d’ancienneté dans le même secteur. Points mis en avant dans le dossier :
- 4 ans d’intérim continu dans le BTP, secteur porteur dans les Hauts-de-France.
- Pas un seul incident de paiement en 4 ans.
- Moyenne de revenus stable et supérieure au SMIC.
- Taux d’endettement déjà raisonnable, le rachat l’améliore encore.
Résultat obtenu :
- Rachat des 3 crédits : 10 500 euros à 6,8 % sur 4 ans.
- Nouvelle mensualité : 250 euros (contre 450 euros avant).
- Économie mensuelle : 200 euros.
- Économie totale en intérêts : 1 850 euros (grâce à la suppression du revolving à 19 %).
- Taux d’endettement après rachat : 12,8 %.
Exemple indicatif et non contractuel. Résultat obtenu sous réserve d’acceptation par l’organisme prêteur.
Les solutions alternatives quand le rachat est refusé
Malgré tous les efforts, certains dossiers n’aboutissent pas. Dans ce cas, des alternatives existent :
1. Le rachat partiel : Plutôt que de racheter tous vos crédits, concentrez-vous sur les plus coûteux (revolving, crédits renouvelables). Certains organismes acceptent de racheter uniquement les crédits à la consommation, ce qui est plus facile à obtenir qu’un rachat global.
2. Le prêt entre particuliers : Des plateformes de prêt participatif permettent d’emprunter auprès de particuliers. Les critères sont différents de ceux des banques, bien que les taux soient souvent plus élevés.
3. La négociation directe avec les créanciers : Contactez chaque organisme prêteur pour négocier un aménagement : report d’échéances, allongement de la durée, baisse temporaire des mensualités. Beaucoup acceptent, surtout si vous êtes proactif.
4. L’aide d’un travailleur social : Si votre situation est vraiment tendue, un conseiller en économie sociale et familiale (CESF) peut vous aider gratuitement à restructurer votre budget et à négocier avec vos créanciers.
5. Attendre et préparer son dossier : Parfois, le meilleur conseil est de patienter 6 à 12 mois pour consolider son profil : enchaîner les missions, épargner un petit matelas de sécurité, solder le plus petit crédit. Chez Kreid, nous n’hésitons pas à conseiller l’attente quand c’est dans l’intérêt du client.
Questions fréquentes sur le rachat de crédit en CDD et intérim
Un CDD de la fonction publique est-il traité comme un CDI ?
Pratiquement oui. Les CDD de la fonction publique (hospitalière, territoriale, d’État) sont considérés comme des profils à faible risque par la plupart des organismes, car le renouvellement est quasi systématique et la titularisation fréquente. Les taux proposés sont proches de ceux accordés aux CDI. En savoir plus sur le rachat de crédit fonctionnaire
Peut-on faire un rachat de crédit en intérim avec un co-emprunteur en CDI ?
C’est la configuration idéale. Le conjoint en CDI sera considéré comme l’emprunteur principal, et l’intérimaire comme co-emprunteur. Les deux revenus sont pris en compte, ce qui améliore considérablement le profil du dossier. Le taux d’acceptation augmente significativement dans cette configuration.
Les revenus France Travail sont-ils pris en compte ?
Cela dépend des organismes. Certains les ignorent complètement, d’autres les intègrent à hauteur de 50 à 70 % dans le calcul des revenus. Les allocations chômage de longue durée (ARE) sont mieux prises en compte que l’ASS. Un courtier sait exactement quels organismes valorisent ces revenus.
Quel montant minimum pour un rachat de crédit en CDD ?
La plupart des organismes fixent un seuil minimal de 5 000 à 8 000 euros pour un rachat de crédits à la consommation. En dessous, les frais de dossier rendent l’opération peu rentable. Pour un rachat incluant un crédit immobilier, le seuil est généralement de 30 000 euros.
Combien de temps faut-il être en CDD pour être accepté ?
Il n’y a pas de règle universelle, mais en pratique, la plupart des organismes qui acceptent les CDD exigent au minimum 12 mois d’ancienneté dans le même emploi ou le même secteur. L’idéal est de présenter 24 mois de bulletins de salaire montrant une activité régulière.
CDD ou intérim ? Kreid trouve la solution adaptée à votre profil
Ne laissez pas votre type de contrat vous empêcher d’améliorer votre situation financière. Chez Kreid, notre équipe connaît les organismes qui acceptent les profils en CDD et intérim, et sait comment présenter votre dossier pour maximiser vos chances.
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Un CDD de la fonction publique est-il traité comme un CDI ?
